Publicité

forever Bergman

J'ai du mal interpréter ce que j'ai cru comprendre
                 Mickaël à Grace, les feux de l'amour, été 2003

REMIND THE GAP

                                                                 




Samedi 26 septembre 2009

  Représentation unique lundi 28 septembre à 20h au Bataclan



Le spectacle aux deux Molières repris au profit de la lutte contre le sida et d’Act Up-Paris, à l’occasion des 20 ans de l’association.

Date : lundi 28 septembre 2009
Heure : 20:00 - 22:30
Lieu : Le Bataclan
Adresse : 50 boulevard Voltaire Paris 11e

location FNAC 0 892 68 36 22 (0,34€/mn) / www.fnac.com

prix des places : tarif unique, placement libre : 43€, dont 40 reversés à l'association

Texte et chansons : Christian Siméon
Mise en scène : Jean-Luc Revol
Musique composée et interprétée par Patrick Laviosa
avec Denis d’Arcangelo, SInan Bertrand, Alexandre Bonstein, David Macquart

Le Cabaret des hommes perdus, un mélo musical gay commandé à Christian Siméon par Jean-Luc Revol et sa Compagnie du Caramel Fou. Nul besoin d’être membre pour entrer, rire et pleurer en suivant le trop court destin de Dick Teyer - un jeune paumé qu’une chasse au pédé va précipiter dans cette boîte drag queen des bas fonds new yorkais.

Il n’en est pas, Dick, mais il a de l’or entre les jambes.
Sur des airs enchanteurs de Patrick Laviosa, il sera la vedette d’une revue divaguée par quatre animaux transformistes échappés du music-hall. Lullaby, Bandolina, Marpessa, Debbie et le barman tatoueur du peep show adoptent Dick et feront de lui, avant sa chute et sa mort rock’n roll, une brève star du X gay, Gazon synthétique et robe en plumes de Zlouti compris !

> voir la bande-annonce du spectacle


Par mérOme jardin - Publié dans : Texte - Communauté : Gays news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 juin 2009
Par mérOme jardin - Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

Serment de l'ordre français des médecins :


« (...)

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.(...) J'informerai les patients des décisions envisagées, de leur raisons et de leurs conséquences. (…) (…) Je ferai tout pour soulager les souffrances. (…)  »


Charte de la personne hospitalisée :

« Les établissements de santé assurent les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques de chacun d’eux. (…) La dimension douloureuse, physique et psychologique de la prise en charge des personnes hospitalisées, ainsi que le soulagement de leur souffrance, constituent une préoccupation constante de tous les intervenants. Tout établissement doit se doter des moyens propres à organiser la prise en charge de la douleur des personnes qu’il accueille. » (article 2)

« Une personne hospitalisée peut, à tout moment, quitter l’établissement. (…) Une personne ne peut être retenue par l’établissement. Seules les personnes ayant nécessité, en raison de troubles mentaux, une hospitalisation à la demande d’un tiers ou une hospitalisation d’office, peuvent être retenues, sous réserve des dispositions applicables aux mineurs et, sous certaines conditions, aux majeurs faisant l’objet d’une mesure de protection légale. » (article 7)

« La personne hospitalisée est traitée avec égards. » (article 8)


Code de déontologie du Conseil international des infirmières :


« Les infirmières ont quatre responsabilités essentielles: promouvoir la santé, prévenir la maladie, restaurer la santé et soulager la souffrance. » (Préambule)



Code de la santé publique


Article R. 4312-2 L'infirmier ou l'infirmière exerce sa profession dans le respect de la vie et de la personne humaine. Il respecte la dignité et l'intimité du patient et de la famille.


Article R. 4312-26 L'infirmier ou l'infirmière agit en toute circonstance dans l'intérêt du patient.


Par mérOme jardin - Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

Le vendredi 19 juin, à 5 heures du matin, je me suis fait agresser à 20 mètres de chez moi, au carrefour de la rue des Plantes et de la rue d'Alésia, alors que je rentrais d'une soirée. Je me suis pris deux violents coups de poing sur le visage, et plusieurs coups de pied, dont un dans les côtes.

 

5 minutes plus tard, la police arrivait, puis les pompiers, qui m'emmènent aux urgences de Saint-Joseph (Paris XIVème). Je suis pris en charge par une infirmière qui m'emmène dans une salle, sur mon brancard. Sa première question est : "Où alliez-vous ? Chez vous ou à votre travail ?". Elle me fait répéter la réponse trois fois, en insistant "c'est important pour le dossier." La question suivante est : "êtes-vous alcoolisé ?" : je

réponds que oui, j'ai bu au cours de la soirée. Elle fait "bien", sort, revient puis me demande où j'ai pris des coups. Je parle de mon nez, vu que c'est là où j'ai très mal à ce moment. Elle me pose des questions sur mes agresseurs, me demande de les décrite. Je suis incapable de répondre. Elle prend mes constantes.

 

Je lui dis que j'ai mal, que j'aimerais avoir un antalgique. Elle me répond :"après avoir vu le médecin - Quand viendra le médecin ? - Quand vous aurez fait une radio." Mon visage et mes bras sont couverts de sang séché. Je lui demande si je peux me rincer. « Après avoir vu le médecin. »

 

lle me fait emmener à deux couloirs de là. On passe à côté de plusieurs personnes dormant dans leur brancard, dans les couloirs. Au cas où cela ne serait pas clair, l'infirmière me dit : "il ne doit pas faire de bruit", et je comprends qu'elle s'adresse à moi.

 

Elle me laisse sur le seuil de la salle de radio. Très exactement, le seuil : je suis entre deux portes battantes, la tête du brancard dans le couloir, mes jambes dans l'entrée de la salle. Elle me laisse là, selon elle, le radiologue va bientôt arriver.

 

Je me retrouve seul, dans la pénombre, avec pour seule lumière celle des panneaux indiquant les issues de secours. Mon visage me fait de plus en plus mal, je panique un peu car c'est la première fois que je saigne du nez, et je ne comprends pas pourquoi on me laisse seul, dans le noir, ainsi, après une agression. Je me sens sale à cause des croûtes de sang. Au bout de 10 minutes, la radiologue vient, et me fait la radio, ce qui prend 1 minute. En dehors des gestes que je dois

faire, cette personne ne me pose aucune question sur mon état..

 

Je me retrouve seul. Une jeune infirmière passe, je lui demande si jepeux me laver. Elle me répond : "après avoir vu le médecin". J'insiste, elle ne démord pas : "je vous donnerai de quoi vous nettoyer une fois que vous aurez vu le médecin". Elle s'en va, me laissant seul, dans les mêmes conditions qu'avant. J'essaie de sortir un livre, mais vu la lumière et les taches de sang sur mes lunettes, je n'arrive pas à lire.

 

Je décide de me lever, et d'utiliser le lavabo de la salle de radio, en me disant "il faut que je leur dise que j'ai utilisé ce lavabo, il y a sans doute des règles d'asepsie". J'attends ensuite encore une dizaine

de minutes, puis je craque, et cherche dans les couloirs unE interlocuteurRICE. Je passe devant une salle où sont réunies une demi-douzaines d'infirmières/assistantes médicales en train de discuter.

 

Ma première interlocutrice, présente dans la salle, me demande ce que je fais "mais il ne doit pas se lever, le monsieur", me dit-elle. J'explique que j'ai mal, que c'est assez flippant d'attendre dans le

noir, sans personne, après une agression. Elle me répond sur un ton condescendant " que voulez-vous, qu'on vous tienne la main ? Si c'est ça, je peux le faire". Je réponds en parlant de plus en plus fort : "Oui, ça serait déjà ça. Je viens de me faire agresser, c'est trop demander, un peu d'humanité. On est où, là ? »

 

Elle me répond "dans l'Hôpital Public, monsieur", et on pouvait entendre au ton de sa voix les majuscules. Je me retiens pour ne pas le crier.

 

"On peut au moins vous mettre dans un box pour attendre le médecin". Le box est juste derrière moi, ça tombe bien... On ramène le brancard avec mes affaires dessus. La jeune infirmière s'occupe un peu de moi, me donne enfin de quoi finir de me nettoyer.

 

Au bout de 5 minutes, le médecin de garde vient, ma radio à la main. Il me la montre, et m'explique en gros que j'ai une fracture au nez, mais qu'il ne peut rien conclure sur sa gravité ; qu'il faut que je consulte le lendemain le service ORL de l'hôpital, qu'en attendant il va me prescrire des antalgiques et des anti-inflammatoires. Pour préparer son ordonnance, il me repose les

questions qu'on m'avait déjà posé deux fois fois auparavant(allergies, traitements

pris, etc.)

 

Ilme demande : "à quelle heure vous-êtes vous fait agresser ?" ; comme j'hésite ("entre 5 heures moins le quart et 5 heures"), il me dit : "il faut être précis, ce dossier, c'est pour le procureur, vous vous rendez compte.", sur un ton infantilisant. Je lui réponds que le procureur n'est pas ma priorité. Il réinsiste : "comme vous allez porter plainte, c'est important". A aucun moment je ne lui ai dit que je voulais porter plainte. C'est un médecin qui parle, le dossier pour le procureur a occupé la moitié de notre temps de discussion. A aucun moment il ne m'a demandé comment je me sentais.

 

Il repart. La jeune infirmière revient, avec, enfin des antalgiques, que j'avale. Elle me parle un peu, trente secondes d'humanité, c'est pas mal. Et elle repart.

 

Le médecin revient avec une ordonnance : des antalgiques – que j'ai déjà à la maison ; des anti-inflammatoire (Bi Profenid) - que j'ai déjà à la maison ; des protecteur gastrique pour l'anti-inflammatoire – que j'ai etc...

 

Il commence à m'expliquer les précautions pour prendre l'anti-inflammatoire (au milieu des repas, etc) ; je lui coupe la parole en lui disant que, étant soumis à des gros problèmes de sciatalgie, j'ai

l'habitude des anti-inflammatoires. Il n'en tient pas compte, et continue. Il me propose de prendre un Bi-Profenid, et me le tend : je m'apprête à le saisir, mais il retire sa main en me disant : "mais vous êtes sûr que vous voulez en prendre sans avoir mangé, cela peut vous faire mal à l'estomac". J'ai beau lui redire que j'ai l'habitude, il me répète cet avertissement encore deux fois avant de me donner le médoc et n'écoute pas mes explications.

 

Puis il s'en va. Je l'aurais vu en tout trois minutes. Il ne m'aura pas ausculté, ni demandé comment je me sentais.

 

Je demande à une infirmière si je peux partir. On me répond que oui. Je me dirige vers la porte de sortie, seul, à 10 mètres de là. Une femme qui tient l'accueil doit m'ouvrir la porte automatique. Elle me dit "Je crois que vous n'avez pas le droit de sortir", et me demande de rebrousser chemin pour demander à une infirmière de m'accompagner. Là, je craque, je me poste au milieu du couloir, hurle "Une infirmière peut-elle venir pour que je puisse sortir". L'"infirmière en chef" arrive en disant " mais pourquoi criez-vous encore ?", je lui explique le nouveau problème et lui dit que je n'ai pas e sortir. Elle me dit : « ce n'est pas vrai », donc me traite implicitement de menteur, puis demande à l'accueil de confirmer mes dires. Elle ne s'excuse pas quand on lui répond que je dis vrai. On m'autorise enfin à sortir pour faire toutes les démarches administratives.

 

Il est 7 h 30 quand je sors.


Vers les 8 h 30, je suis allé cherché les médicaments de mon ordonnance à la pharmacie. Le pharmacien m'a alors indiqué que le médecin n'avait pas indiqué combien de jours je devais prendre les anti-inflammatoires.

 

Le 28 avril dernier, des organisations de médecins et des syndicats de professionnelLEs appelaient à manifester contre la loi HPST au nom de la défense de l'hôpital public. Des associations de personnes malades ou handicapées, et d'usagErEs de système de soins les ont rejoints. Je l'aurais fait si je ne travaillais pas ce jour-là, tant je crois à l'importance de l'hôpital public. Mais l'expérience de ce vendredi matin, qui ne peut se résumer à un simple "dysfonctionnement ponctuel" tant l'inhumanité du personnel médical a été systématique, me fait penser qu'il n'y a pas besoin d'une loi pour détruire l'hôpital public : visiblement, les services des urgences de Saint-Joseph ont décidé de militer pour la médecine libérale.

 

Par mérOme jardin - Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
Par mérOme jardin
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 mai 2009

Une campagne pour une augmentation d’urgence

de la contribution financière des pays riches au Fonds Mondial



Les associations françaises de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et pour l’accès à la santé dans le monde, lancent ce mardi 12 mai 2009, la campagne « Re-mind the gap »

Cette campagne, à laquelle participent plus de cinquante associations de nombreux pays à travers le monde [1], a pour but d’appeler les dirigeants des pays les plus riches, et notamment la France, à augmenter d’urgence leur contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont les besoins d’ici 2010 sont estimés à au moins 5 milliards de dollars US supplémentaires.

Les engagements d’atteindre l’accès à la prévention, à la prise en charge médicale et aux traitements pour tous d’ici 2010, réitérés lors des deux derniers sommets du G8 par leurs dirigeants, dont M. Nicolas Sarkozy, doivent être tenus. Cela suppose obligatoirement une prise de conscience politique des pays du nord et une accélération des efforts financiers.

Sans une réponse urgente aux besoins financiers, les conséquences pour des millions de personnes dans les pays du sud seront dramatiques.

Notes

[1] Afrique du Sud : AIDS and Rights Alliance for southern africa / Allemagne : Aids-Kampagne / Burkina Faso : AAS (association african solidarité), AJPO (Association des jeunes pour la promotion des orphelins), ALAVI, Le Collectif Espoir, KASABATI, RAME (réseau pour l’accès aux médicaments essentiels), REGIPIV, SAAKE / Cameroun : Alternative Cameroun, MOCPAT, Positive génération, REDS / Chine : Global Fund Watch / Congo : Serment Universel / Corée du Sud : Korean Pharmacists for Democratic Society /Espagne : Global Sida (Accion contra el sida) / Etats-Unis : Act Up-New York, Act Up-Philadelphia, KEI (Knowledge ecology international), RESULTS US, TAG (treatment action group) / Europe : EATG (european aids treatments group) / France : Action for global health-France, Act Up-Paris, AIDES, Avocats pour la santé dans le monde, Ensemble pour une santé solidaire, Oxfam-Agir Ici, Le Planning familial, Sidaction, Solidarité Sida, Solthis / Île Maurice : PILS / Inde : SAI (Social activities intégration) / International : Coalition PLUS, Stop AIDS campaign / Japon : Project Ring, a project of Japan AIDS and Society Association (JASA)/ Kenya : PDI Mali : ARCAD Sida, Kénédougou solidarité / Maroc : ALCS (Association de lutte contre le sida) / Nigeria : Center for the right to health / Québec : COCQ-SIDA / RDC (république démocratique du Congo) : S.O.S Sida / Royaume-Uni : RESULTS UK / Russie : Infoshare / Thaïlande : T-TAG (thaï treatment action group)

 

Par mérOme jardin - Publié dans : Texte - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 avril 2009

Pour rappel, la première partie







Et voici la suite du mOle, en format peu élevé. La fin arrive bientôt, ainsi que des versions de meilleure qualité.





Creative Commons License
Ces vidéos sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.

Par mérOme jardin - Publié dans : Video - Communauté : Passionart
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 10 avril 2009

Texte disponible sur le site d'Act Up-Paris

 

 

Act Up-Paris salue à sa juste valeur la création d'Act Hope qui entend « défendre notre Pape, nos valeurs et nos convictions ». 

Le logo de l'association reprend notre visuel, et y place une croix dessus. L'inspiration divine manque-t-elle tant à nos acthopiennes qu'il leur faille copier les conspuéEs blasphémateurRICEs que nous sommes ?

Généreuses, nous proposons spontanément aux zéléEs papolâtres des idées pour continuer à nous plagier : «Messe en français = Mort », « Prière en latin = Vie », « Abstinence = Action », « Missel is disco » et « Vatican II c'est la guerre, Act Hope en colère ».

 

Et puis nous passons à des choses importantes.

 

Par mérOme jardin - Publié dans : Texte - Communauté : Gays news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009
Tentative de restitution partielle de l'installation de video tu, sempre 9 de Yann Beauvais. Dans une salle obscure, un panneau pivote au centre ; sur une face, un miroir qui reflète les projections de textes et d'images concernant les représentations du sida. Cette installation est encore visible au centre régional d'art contemporain de Sète jusqu'au 8 mars.


 
Par mérOme jardin - Publié dans : Video - Communauté : Passionart
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 1 mars 2009

Journée des luttes féministes 2009 -manifestation le 7 mars -

Sexisme partout. Féministes partout !

Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 !

(GIF)

Repas de soutien : dimanche 1er mars à 19h30, à la Rôtisserie, 4 rue Ste-Marthe, 75010, métro Belleville, Goncourt ou Colonel Fabien.

Manifestation : samedi 7 mars à 16h, départ Place de la République.

Fête : samedi 7 mars au soir, à la CIP-IDF, 14 quai de Charente, 75019, Métro Corentin Cariou

Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.

 Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières - en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit.

 Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou politique prétendent toujours contrôler nos corps.

 Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de l’hôpital public.

 Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics. Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.

 Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » - en particulier les filles musulmanes - et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.

 Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l’accès aux soins.

 Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003. Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.

 Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe, sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens.


Plus d’infos sur http://www.feministespartout.blogspot.com/

À l’appel de : Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (CIP-IDF), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses

Par mérOme jardin - Publié dans : Texte - Communauté : Gays news
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Soutenez Act Up-Paris

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus